Mercredi 14 novembre 2007 3 14 /11 /2007 11:34

Catwalk

5

Barcelona, Espagne

Mots-clefs : vivre la nuit, boite de nuit

Une boîte très glam ou les meilleurs DJ's House européens viennent mixer tous les mois. (Javi Munoz, Danny Marquez, Roger Sanchez, Erick Morillo, etc...) + Une salle hip-hop-ragga très très américainisée.
- Publié dans : nomao
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Lundi 21 mai 2007 1 21 /05 /2007 04:14
Enfin un article sur le p lus grand réalisateur contemporain de tous les temps, j'ai nommé : "David Lynch". "Eraserhead" est son premier long-métrage construit après 5 années d'acharnement,. Etrange, complexe et mystérieux le film ne déroge pas à la règle de l'ensemble de l'oeuvre du réalisateur. Tordu donc, puisque "Eraserhead" relate l'histoire de Henry Spencer vivant dans une ville oppressante avec sa femme "Mary". Jusqu'au jour où celle-ci va mettre au monde un bébé monstrueux dont la tête diforme dépasse des langes et qui pleure sans arrêt. Mary s'en va à bout de nerf et Henry se retrouve seul avec la chose....
On pourra dire que le film aura casser du cortex mais bon comme dirait David Lynch l'explication est éphémère, c'est au spectateur de la définir ("the movie is the movie !!!"). Comme dans beaucoup de ces films "Lynch" renvoi à la projection d'un esprit, d'un corps, voir de visions. Eraserhead s'inscrit dans cette vague et permet une immersion complète dans un voyage lugubre ou l'univers dégénéré de Lynch rejoint le style d'u n "Luis Bunuel" des années 30, frappant comme toujours avec un univers impossible terriblement bien construit et homogène. On peut en rechercher le fil rouge, les constantes, les "topics" : germination, racines, ovulation, etat larvaire, mutation, effacement, électromagnétisme, mais on ne passe pas par la case élucidation finale.
Ce n'est pas le but, car il faut interprêter le film comme étant décalé et se sentir pénétrer dans l'imaginaire d'un autre tortueux, granuleux et nauséeux. Et si il est improbable de partager les visions déroutantes de David Lynch, on ressent tout de même un air de déjà vu : la temporalité vaporeuse de nos rêves.
Le génie d'Eraserhead repose sur des quantités de choses innombrables mais surtout sur les qualités de mise en scène de l'un des plus grand réalisateur du monde. A voir et à méditer avec l'ensemble de l'oeuvre de "Lynch".

Par Dam's - Publié dans : Cinékulte
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Jeudi 22 mars 2007 4 22 /03 /2007 18:39
Envoûtante et mystérieuse est la 1ère oeuvre du grand "Terence Malick". En 1959 après avoir déjà tué plusieurs personnes, Kit (Martin Sheen) et sa nouvelle petite amie Holly (Sissy Spacek) se lancent dans une folle épopée laissant sur leur passage de nombreux cadavres dont le père de la jeune fille. "Malick" s'inspire avec cette histoire de faits réels survenus dans les années ci nquante avec le jeune délinquant "Charlie Stark-Weather"; mais plûtot qu'en découdre avec une oeuvre provocatrice et gratuite "Terence Malick" va transformer cette histoire en un fascinant thème sur l'aliénation des gens par leur quotidien et la errance entre le bien et la mal de ceux-ci. Les allégories, les éléments naturels et la poésie remplacent des dialogues trop bavards pour semer des indices que chacun doit trouver (méthode propre à "Malick" que l'on retrouvera plus tard dans ces films (cf : "La Ligne Rouge")). L'ennui et la vie sans avenir sont les catalyseurs poussant les personnages à affronter leur destin. Pour un premier film "Malick" lèche ses plans panoramiques où l'on se perd dans l'infini des ces terres désertiques : les Badlands du Midwest. Vingt plus tard "Oliver Stone" signe l'excellent "Tueurs Nés" et certaines scènes sont si similaires que l'on peut se demander si celui-ci ne s'est pas inspiré de l'oeuvre de "Malick" (ou bien peut-être du même fait divers troublant).Pour résumer "Badland" est un voyage initiatique aux limites de l'homme, troublant et si envoûtant à la fois que "Terence Malick" en signe l'un de ces plus beau film.

Par Dam's - Publié dans : Cinékulte
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Mardi 20 mars 2007 2 20 /03 /2007 23:06
Enorme succès au Japon e t bien accueilli en France, "Gemini" repousse les limites du conte fantastique morbide sur fond de sado-masochisme possedant des qualités plastiques époustouflantes. L'histoire est certes banale et raconte l'affrontement de deux jumeaux totalement opposés. Or ici nous sommes chez "Tsukamoto" et on ne peut pas s'attendre à un film d'une banalité déconcertante. Etrangement le film commence plutôt tranquilement et ressemble à un film japonais classique. A préciser ici qu'il s'agit de la 2ème oeuvre du réalisateur tournée dans un grand studio (Toho) et que "Tsukamoto" n'est pas aussi libre que dans la plupart de ces films, quoique... En effet la calme introduction va laisser place aux mouvements de caméra, aux enfoncements dans de sombres couloirs et l'atmosphère va vite devenir morbide, fièvreuse, terrifiante : du pur "Tsukamoto". On pourrait compare r cette histoire de gémellité avec l'excellent "Faux Semblants" de "Cronenberg" mais à la différence de celui-ci "Tsukamoto" va encore une fois s'identifier au mal, c'est à dire qu'il va donner des côtés plus humains aux personnages malsains, prouver au spectateur qu'ils sont les plus intéressants psychologiquement (cf:le monde des humanoides dans "Tetsuo I et II", le boxeur dans "Tokyo Fist", etc...). De plus toute la longueur du film nous plonge dans une sorte d'intemporalité, la maison du docteur (le jumeau"gentil") devient le seul bastion de civilisation coupant ainsi ses occupants de la corruption extèrieure. En matière d'esthétique il s'agit d'une des plus belles oeuvres du réalisateur et peut-être la plus maîtrisée tant la présence d'un grand écart est évident entre la rigueur toute classique du scénario et la folie totale de la "fameuse" réalisation du maître.
Bref "Gemini" est un cadeau pour les fans, pour les autres il s'agira plutôt d'un mixe magistral de "Faux Semblants" et "Frankeinstein". Un drame psychologique traité comme un film d'horreur : "Shinya" on t'aime !!!

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Vendredi 9 février 2007 5 09 /02 /2007 00:12
Oula, la colline à des yeux "version 2006" déjà culte dans ma rubrique ? Non, non je ne suis pas fou car la colline à des yeux fait parti de ces remake surpassant l'original. En effet "Wes Craven" qui réalisa le premier opus en 1977 à lui même choisi son successeur pour réaliser la "version 2006" : il s'agit d'Alexandre Aja plus connu en France pour avoir réaliser le surprenant et maladroit "Haute Tension". Ici point de maladresse "Aja" nous livre un film d'horreur comme on n'osait plus en fantasmer : opératique, gore et terrifiant.
L'histoire est simple : une famille part en vacances sur les routes de Californie et va se retrouver perdue en plein désert avec pour compagnie de gentils voisins déformés, anciens mineurs plus précisemment ayant subis les effets néfastes des essais nucléaires de ces cinquantes dernieres années. Un survival sanguinaire d'une violence quasi-insoutenable peut alors commencer.
Classique me direz-vous le coup de la famille américaine (républicaine au possible) perdue dans les contrées lointaines de notre monde où trainent de "vilains pas beaux", mais "Aja" va casser cette image de départ assez simpliste pour en faire un véritable défouloire.
Tout d'abord la virtuosité explose l'écran. Virtuosité de la mise en scène bien sûr avec des trouvailles formelles, des mouvements de caméra géniaux et une façon de jouer sur la terreur très explicite. Plus on avance dans le film, plus les personnages vont s'engouffrer dans des paysages aussi sublimes que vastes et vont devoir se fixer un seul but : survivre, évidemment !!! (cf:"Délivrance" de "John Boorman"). Trés proche du western au niveau des plans (et surtout lors de la dernière 1/2 heure), "La Colline a des Yeux" impose par son côté malsain et gore capable de surprendre toute catégorie de spectateurs. Autre bon point pour notre jeune prodige français c'est sa capacité à diriger ses acteurs qui pour une fois affichent de vrais émotions (la peur notamment) sur leurs visages et dans leurs attitudes.
Au résultat le talent d'Alexandre Aja explose, on sort de son tohu-bohu filmique très éprouvés avec pleins d'images de tarés dans la tête en ayant pris tout de même un pied monstrueux."La Colline a des Yeux", film d'horreur ultime ?

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Jeudi 8 février 2007 4 08 /02 /2007 11:13
Un petit village semble atteint d'un étrang e phénomène qui provoque chez chaque habitant des comportements obsessionnels et inquiétants. Quelque chose d'horrible pèse sur ce village : il s'agit de la "malédiction de la spirale". Alors de quoi s'agit-il ?
Tout d'abord "Uzimaki" ne fait pas parti de cette génération de films d'horreur japonais tendance "The Grudge", "The Ring"  ou bien encore  "Dark Water" (tous remakés made in USA d'ailleurs, pfff!!!). Le classement de ce film est difficile : horreur/comédie - comédie/horreur. Résumer le film à une simple succession d'évenements inquiétants serait réducteur.
Adapté du manga de "Jungi Ito", "Uzumaki" entretient habillement le mystère qui plane sur la malédiction de la spirale et nous entraîne dans un pur délire intriguant. Le film démarre dans une ambiance paisible de vie d'ados assez caricaturale mais au fur et à mesure que les faits insolites surviennent l'ambiance va très vite se noircir et devenir très lourde (esthétique sonore efficace et angoissante). L'un des points forts de la réalisation est au niveau de l'image : "Higuchinsky" ne va pas jouer la carte du film d'horreur cliché mais s'attarder  sur de nombreux details plus ou moins visibles (spirales qui apparaissent dans le décor, personnages fantômatiques en arrière-plan, etc...). Bien sûr "Uzumaki" reste un film à voir au second degré car le réalisateur n'hésite pas à mélanger le gore des situations délirantes au ridicule de certains personnages devenant complétement barrés du fait de la malédiction.
Entre film d'épouvante et comédie déjantée "Uzumaki" est une oeuvre déroutante qui se concentre progressivement sur son sujet centrale, comme le veut le principe de la spirale.
Une chose est sure : "Higuchinsky" reste un réalisateur à suivre.

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Jeudi 8 février 2007 4 08 /02 /2007 00:33
Depuis que les morts ont décidé de ressusciter, Francesco Dellamorte, mélancolique gardien du cimetière de Bufalora, ne sait plus où donner de la tête : entre les zombies qu'il doit massacrer, le grain de folie de son fidèle assistant fossoyeur, sa dévorante passion pour une jeune veuve et la rumeur insidieuse sur son éventuelle impuissance, Dellamorte se démène pour survivre dans cet étrange atmosphère.
Etrange et merveilleuse est donc l'oeuvre de " Soavi" ici à l'apogée de sa carrière. Fidèle disciple de "Dario Argento" il incarne son parfait successeur en devenant à son tour un maître de l'horreur à l'italienne. Les thèmes principaux du film sont bien sur la mort mais également la recherche de l'amour sous les traits d'une même femme, tout cela evidemment teinté d'une très grosse dose d'humour noir. Celui-ci omniprésent est distillé avec tant de méchanceté et de sadisme ("Michele Soavi" ne lésigne pas sur les nombreux effets gores) qu'il en devient jouissif.
"Michele Soavi" détourne le genre (le film de zombies) pour en faire un poème horrifique rompant tout conservatisme au niveau du fond et de la forme. Le film dépeint également la perte de l'innocence, le plongeon délicat et douloureux dans la vie propulsant ainsi notre anti-héros dans un tas de questions existentielles.
Constamment cynique dans ses propos, cassant tout clichés avec un sens de la narration exemplaire et transcendant chaque scène en véritable moment d'anthologie, "Soavi" a tout simplement réalisé une fabuleuse romance macabre, voire l'un des plus beaux films de l'histoire du cinéma.


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Vendredi 22 décembre 2006 5 22 /12 /2006 02:23
Avec "The Blade" "Tsui Hark" nous livre l'une de ces oeuvres la plus noire. L'histoire se déroule au moyen-âge en Chine où un jeune forgeron décide de retrouver l'assassin de son père mort dans des circonstances tragiques il y a plusieurs années. Mais attaqué par une horde de bandits il va finir par perdre un bras. Dans une ferme isolée le jeune homme met alors au point une nouvelle technique de combat au sabre pour compenser son handicap. Dans le même temps des pillards entreprennent d'attaquer la manufacture d'armes où notre héros fût élevé. A leur tête, un effrayant tueur tatoué. Il celui que recherche le manchot....
On nous l'as certainement assez répété mais "The Blade" est le film de "wu xia pan" parfait (film de sabre chinois). Certes des films comme "La rage du tigre" avait révolutionné le genre dans les années 70 mais "Tsui Hark" pousse le style visuel du film beaucoup plus loin surtout lors des scènes de combat (très proche de la réalisation folle de Tsukamoto).
Le film est un pur monument barbare à la gloire d'une époque où les arts martiaux et la chevalerie ne faisaient qu'un. Malgré un scénario simple "The Blade" contient tous les éléments propre au genre du film : une quête vengeresse et identitaire tordue, des personnages viscérablement tragiques, une histoire d'amour romantique, romanesque, contrariée et surtout un style sang-pour-sang noir insensible aux compromis d'usage.
"Hark" impose aussi son style dans les moments prémonitoire et barbare que dans des scènes sensuelles et aborde ainsi fièrement ses acquis. Le reste du film est tout simplement magnifique aussi bien au niveau des décors que des costumes que dans l'interprétation de  "Chiu Man-Cheuk" déjà remarqué dans "Il était une fois en Chine IV et V".
"The Blade" est un spectacle d'une beauté féerique d'un genre peut-être mille fois fréquenté mais jamais transcendé de la sorte. Ne passez pas à côté.

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Vendredi 22 décembre 2006 5 22 /12 /2006 01:38
En 1561 une expédition de conqué rants espagnols conduite par "Pissaro" s'engage dans la forêt vierge à la recherche du légendaire Eldorado. Quand un détachement décide de descendre un affluent de l'Amazone, "Don Loppe de Aguirre", le commandant en second révèle ses ambitions démentes de conquête et de gloire. L'expédition tourne au cauchemar.
Envoûtante et hypnotisante sont les deux qualificatifs que l'on pourrait définir pour situer l'oeuvre de "Herzog" au premier visionnage. Une oeuvre hors du temps et de l'espace. Par la suite seulement on se rend compte qu'il s'agit là d'un chef-d'oeuvre dément et complétement démesuré. Le film dégage une telle force que l'on se confond rapidemment avec son personnage principal atteint de pure folie mégalomane (Klaus Kinski dans le cas présent qui signe ici sa première collaboration avec le réalisateur). Le personnage principal est donc la force du film et cette force est dégagée par l'omniprésence d'un acteur de génie : "Klaus Kinski". En effet qui d'autre que lui aurait pu interpreter avec autant de talent ce rôle halluciné de conquistador ambitieux cruel et buté (a savoir que la majeure partie des personnages des films de "Herzog" sont des marginaux, solitaires ou déséquilibrés et même parfois les trois). Le réalisateur trouve donc avec "Aguirre" son acteur fétiche qui au fur et à mesure du film nous emmene dans une aventure épique à la gloire de l'homme et de ses folies les plus profondes. Les décors naturels soulignent la beauté violemment sauvage du film et poussent ainsi le spectateur à s'engouffrer dans cette faune inquiétante "grouillant" d'aborigènes malveillants.
A noter qu'actuellement un seul film et un seul personnage ont réussi à aller aussi loin dans ce cheminement grandiose de la folie humaine, il s'agit d'Apocalypse Now et de "Marlon Brando" dans le rôle du colonel "Kurtz".
Plus qu'un film culte, "Aguirre" est un voyage épique dans un autre monde ou l'on en ressort ébahi.

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Vendredi 22 décembre 2006 5 22 /12 /2006 00:58
Le cinéma italien prennant souvent parti politiquement, ne nous étonnons pas que "Placido" s'inspire d'un fait réel des années 70 pendant l'âge d'or des brigades rouges. Nous suivons donc l'itinéraire d'une bande de petits criminels faisant régner leurs lois sur la capitale : "Le Libanais", "Fredo" et "Dandy"(entre autre). Rien ne sert d'en rajouter plus. Le film pourrait se valoir à une fresque quasi "Leonienne" "made in Italy" mais "Placido" va plus loin et s'égare de cette comparaison attive. Réalisation léchée, psychologie assez noire des personnages, manipulations diverses, complots, "Romanzo Crimina le" nous met à l'épreuve tant le film épouse un tempo paranoiaque (on ne sait jamais qui va s'en sortir). "Michele Placido" prend son temps pour faire évoluer l'histoire grâce à une réalisation fluide qui enchaîne enjeux dramatiques, combines et autres corruptions de manière subtile.
Polar politique nerveux, voila comment on pourrait résumer ce film qui ne laisse pas non plus pour compte de belles scènes d'élans romanesques. Vient s'en ajouter le charme "d'Anna Mouglalis" sublime en rôle de putain manipulatrice et rusée et également la très élégante play-list seventies qui rajoute un charme ténébreux au film.
Mission réussie.

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