Lundi 21 mai 2007
Enfin un article sur le p
lus grand réalisateur contemporain de tous les temps, j'ai nommé : "David Lynch". "Eraserhead" est son premier long-métrage construit après 5 années d'acharnement,. Etrange, complexe et mystérieux le film ne déroge pas à la règle de l'ensemble de l'oeuvre du réalisateur. Tordu donc, puisque "Eraserhead" relate l'histoire de Henry Spencer vivant dans une ville oppressante avec sa femme "Mary". Jusqu'au jour où celle-ci va mettre au monde un bébé monstrueux dont la tête diforme dépasse des langes et qui pleure sans arrêt. Mary s'en va à bout de nerf et Henry se retrouve seul avec la chose....
On pourra dire que le film aura casser du cortex mais bon comme dirait David Lynch l'explication est éphémère, c'est au spectateur de la définir ("the movie is the movie !!!"). Comme dans beaucoup de ces films "Lynch" renvoi à la projection d'un esprit, d'un corps, voir de visions. Eraserhead s'inscrit dans cette vague et permet une immersion complète dans un voyage lugubre ou l'univers dégénéré de Lynch rejoint le style d'u
n "Luis Bunuel" des années 30, frappant comme toujours avec un univers impossible terriblement bien construit et homogène. On peut en rechercher le fil rouge, les constantes, les "topics" : germination, racines, ovulation, etat larvaire, mutation, effacement, électromagnétisme, mais on ne passe pas par la case élucidation finale.
Ce n'est pas le but, car il faut interprêter le film comme étant décalé et se sentir pénétrer dans l'imaginaire d'un autre tortueux, granuleux et nauséeux. Et si il est improbable de partager les visions déroutantes de David Lynch, on ressent tout de même un air de déjà vu : la temporalité vaporeuse de nos rêves.
Le génie d'Eraserhead repose sur des quantités de choses innombrables mais surtout sur les qualités de mise en scène de l'un des plus grand réalisateur du monde. A voir et à méditer avec l'ensemble de l'oeuvre de "Lynch".
lus grand réalisateur contemporain de tous les temps, j'ai nommé : "David Lynch". "Eraserhead" est son premier long-métrage construit après 5 années d'acharnement,. Etrange, complexe et mystérieux le film ne déroge pas à la règle de l'ensemble de l'oeuvre du réalisateur. Tordu donc, puisque "Eraserhead" relate l'histoire de Henry Spencer vivant dans une ville oppressante avec sa femme "Mary". Jusqu'au jour où celle-ci va mettre au monde un bébé monstrueux dont la tête diforme dépasse des langes et qui pleure sans arrêt. Mary s'en va à bout de nerf et Henry se retrouve seul avec la chose....On pourra dire que le film aura casser du cortex mais bon comme dirait David Lynch l'explication est éphémère, c'est au spectateur de la définir ("the movie is the movie !!!"). Comme dans beaucoup de ces films "Lynch" renvoi à la projection d'un esprit, d'un corps, voir de visions. Eraserhead s'inscrit dans cette vague et permet une immersion complète dans un voyage lugubre ou l'univers dégénéré de Lynch rejoint le style d'u
n "Luis Bunuel" des années 30, frappant comme toujours avec un univers impossible terriblement bien construit et homogène. On peut en rechercher le fil rouge, les constantes, les "topics" : germination, racines, ovulation, etat larvaire, mutation, effacement, électromagnétisme, mais on ne passe pas par la case élucidation finale.Ce n'est pas le but, car il faut interprêter le film comme étant décalé et se sentir pénétrer dans l'imaginaire d'un autre tortueux, granuleux et nauséeux. Et si il est improbable de partager les visions déroutantes de David Lynch, on ressent tout de même un air de déjà vu : la temporalité vaporeuse de nos rêves.
Le génie d'Eraserhead repose sur des quantités de choses innombrables mais surtout sur les qualités de mise en scène de l'un des plus grand réalisateur du monde. A voir et à méditer avec l'ensemble de l'oeuvre de "Lynch".
oeuvre du grand "Terence Malick". En 1959 après avoir déjà tué plusieurs personnes, Kit (Martin Sheen) et sa nouvelle petite amie Holly (Sissy Spacek) se lancent dans une folle épopée laissant sur leur passage de nombreux cadavres dont le père de la jeune fille. "Malick" s'inspire avec cette histoire de faits réels survenus dans les années ci
nquante avec le jeune délinquant "Charlie Stark-Weather"; mais plûtot qu'en découdre avec une oeuvre provocatrice et gratuite "Terence Malick" va transformer cette histoire en un fascinant thème sur l'aliénation des gens par leur quotidien et la errance entre le bien et la mal de ceux-ci. Les allégories, les éléments naturels et la poésie remplacent des dialogues trop bavards pour semer des indices que chacun doit trouver (méthode propre à "Malick" que l'on retrouvera plus tard dans ces films (cf : "La Ligne Rouge")). L'ennui et la vie sans avenir sont les catalyseurs poussant les personnages à affronter leur destin. Pour un premier film "Malick" lèche ses plans panoramiques où l'on se perd dans l'infini des ces terres désertiques : les Badlands du Midwest. Vingt plus tard "Oliver Stone" signe l'excellent "Tueurs Nés" et certaines scènes sont si similaires que l'on peut se demander si celui-ci ne s'est pas inspiré de l'oeuvre de "Malick" (ou bien peut-être du même fait divers troublant).Pour résumer "Badland" est un voyage initiatique aux limites de l'homme, troublant et si envoûtant à la fois que "Terence Malick" en signe l'un de ces plus beau film.
t bien accueilli en France, "Gemini" repousse les limites du conte fantastique morbide sur fond de sado-masochisme possedant des qualités plastiques époustouflantes. L'histoire est certes banale et raconte l'affrontement de deux jumeaux totalement opposés. Or ici nous sommes chez "Tsukamoto" et on ne peut pas s'attendre à un film d'une banalité déconcertante. Etrangement le film commence plutôt tranquilement et ressemble à un film japonais classique. A préciser ici qu'il s'agit de la 2ème oeuvre du réalisateur tournée dans un grand studio (Toho) et que "Tsukamoto" n'est pas aussi libre que dans la plupart de ces films, quoique... En effet la calme introduction va laisser place aux mouvements de caméra, aux enfoncements dans de sombres couloirs et l'atmosphère va vite devenir morbide, fièvreuse, terrifiante : du pur "Tsukamoto". On pourrait compare
r cette histoire de gémellité avec l'excellent "Faux Semblants" de "Cronenberg" mais à la différence de celui-ci "Tsukamoto" va encore une fois s'identifier au mal, c'est à dire qu'il va donner des côtés plus humains aux personnages malsains, prouver au spectateur qu'ils sont les plus intéressants psychologiquement (cf:le monde des humanoides dans "Tetsuo I et II", le boxeur dans "Tokyo Fist", etc...). De plus toute la longueur du film nous plonge dans une sorte d'intemporalité, la maison du docteur (le jumeau"gentil") devient le seul bastion de civilisation coupant ainsi ses occupants de la corruption extèrieure. En matière d'esthétique il s'agit d'une des plus belles oeuvres du réalisateur et peut-être la plus maîtrisée tant la présence d'un grand écart est évident entre la rigueur toute classique du scénario et la folie totale de la "fameuse" réalisation du maître.
yeux "version 2006" déjà culte dans ma rubrique ? Non, non je ne suis pas fou car la colline à des yeux fait parti de ces remake surpassant l'original. En effet "Wes Craven" qui réalisa le premier opus en 1977 à lui même choisi son successeur pour réaliser la "version 2006" : il s'agit d'Alexandre Aja plus connu en France pour avoir réaliser le surprenant et maladroit "Haute Tension". Ici point de maladresse "Aja" nous livre un film d'horreur comme on n'osait plus en fantasmer : opératique, gore et terrifiant.
de gentils voisins déformés, anciens mineurs plus précisemment ayant subis les effets néfastes des essais nucléaires de ces cinquantes dernieres années. Un survival sanguinaire d'une violence quasi-insoutenable peut alors commencer.
e phénomène qui provoque chez chaque habitant des comportements obsessionnels et inquiétants. Quelque chose d'horrible pèse sur ce village : il s'agit de la "malédiction de la spirale". Alors de quoi s'agit-il ?
"Jungi Ito", "Uzumaki" entretient habillement le mystère qui plane sur la malédiction de la spirale et nous entraîne dans un pur délire intriguant. Le film démarre dans une ambiance paisible de vie d'ados assez caricaturale mais au fur et à mesure que les faits insolites surviennent l'ambiance va très vite se noircir et devenir très lourde (esthétique sonore efficace et angoissante). L'un des points forts de la réalisation est au niveau de l'image : "Higuchinsky" ne va pas jouer la carte du film d'horreur cliché mais s'attarder sur de nombreux details plus ou moins visibles (spirales qui apparaissent dans le décor, personnages fantômatiques en arrière-plan, etc...). Bien sûr "Uzumaki" reste un film à voir au second degré car le réalisateur n'hésite pas à mélanger le gore des situations délirantes au ridicule de certains personnages devenant complétement barrés du fait de la malédiction.
où donner de la tête : entre les zombies qu'il doit massacrer, le grain de folie de son fidèle assistant fossoyeur, sa dévorante passion pour une jeune veuve et la rumeur insidieuse sur son éventuelle impuissance, Dellamorte se démène pour survivre dans cet étrange atmosphère.
Soavi" ici à l'apogée de sa carrière. Fidèle disciple de "Dario Argento" il incarne son parfait successeur en devenant à son tour un maître de l'horreur à l'italienne. Les thèmes principaux du film sont bien sur la mort mais également la recherche de l'amour sous les traits d'une même femme, tout cela evidemment teinté d'une très grosse dose d'humour noir. Celui-ci omniprésent est distillé avec tant de méchanceté et de sadisme ("Michele Soavi" ne lésigne pas sur les nombreux effets gores) qu'il en devient jouissif.
livre l'une de ces oeuvres la plus noire. L'histoire se déroule au moyen-âge en Chine où un jeune forgeron décide de retrouver l'assassin de son père mort dans des circonstances tragiques il y a plusieurs années. Mais attaqué par une horde de bandits il va finir par perdre un bras. Dans une ferme isolée le jeune homme met alors au point une nouvelle technique de combat au sabre pour compenser son handicap. Dans le même temps des pillards entreprennent d'attaquer la manufacture d'armes où notre héros fût élevé. A leur tête, un effrayant tueur tatoué. Il celui que recherche le manchot....
rants espagnols conduite par "Pissaro" s'engage dans la forêt vierge à la recherche du légendaire Eldorado. Quand un détachement décide de descendre un affluent de l'Amazone, "Don Loppe de Aguirre", le commandant en second révèle ses ambitions démentes de conquête et de gloire. L'expédition tourne au cauchemar.
petits criminels faisant régner leurs lois sur la capitale : "Le Libanais", "Fredo" et "Dandy"(entre autre). Rien ne sert d'en rajouter plus. Le film pourrait se valoir à une fresque quasi "Leonienne" "made in Italy" mais "Placido" va plus loin et s'égare de cette comparaison attive. Réalisation léchée, psychologie assez noire des personnages, manipulations diverses, complots, "Romanzo Crimina
le" nous met à l'épreuve tant le film épouse un tempo paranoiaque (on ne sait jamais qui va s'en sortir). "Michele Placido" prend son temps pour faire évoluer l'histoire grâce à une réalisation fluide qui enchaîne enjeux dramatiques, combines et autres corruptions de manière subtile.
m-rock. Surréaliste et immense.
u niveau de la réalisation et de la narration qu'on pourrait presque croire que "De Palma" nous nargue depuis des années en signant des projets plus ou moins réussis (malgré qu'il y est très peu de ratés sur sa filmographie, disont plutôt certains égarements). Le film se démarque surtout par son équilibre magique entre drame/comédie qui le rend complètement inclassable. "De Palma" en rajoute encore et encore pour en faire systématiquement trop, il grossit tout 50 fois pour mythifier les personnages, les évenements et ainsi le film entier. Résultat : une efficacité maximum aussi bien sur la cruauté absolue et inhummaine que le film dégage que sur le rendu global du spectacle.